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Et si vous osiez enfin faire ce que vous aimez?

Entre besoin de sens et réalité du terrain : comment (ré)aligner sa vie professionnelle ?

Pendant plus de 25 ans, j’ai évolué dans le secteur des technologies de l'information. J’ai eu la chance de travailler dans des entreprises extraordinaires, d’occuper des postes à responsabilités, de créer et diriger des équipes, de participer à des projets de transformation digitale, et d’accompagner des clients exigeants dans des contextes complexes. Je ne regrette aucun des choix que j’ai faits : chaque expérience m’a enrichi et permis de grandir.
Sur le papier, c’était un parcours réussi. Dans les faits, c’était souvent passionnant. Et pourtant, une question revenait régulièrement, parfois en sourdine, parfois de façon criante : « Comment puis-je mieux accompagner mes clients, de manière plus libre, plus alignée avec mes valeurs, et plus proche de l’impact que je veux avoir ? »
Cette petite voix, beaucoup la connaissent. Certains la font taire. D’autres finissent par l’écouter. C’est ce que j’ai choisi de faire.
Christian Voirol
 CEO d'ectos

Quand l’envie d’agir se heurte au système

Il n’est pas rare d’aimer son métier tout en ne supportant plus son environnement. Le problème n’est pas toujours ce que l’on fait, mais comment et on le fait. On veut aller plus loin, proposer de nouvelles idées, rendre les choses plus simples, plus humaines, plus efficaces. Mais on se heurte à des murs invisibles : inertie des processus, priorités dictées d’en haut, peur du changement, microgestion, ou simplement... l'indifférence.

Ce sentiment d’être freiné, parfois même bridé, est une source d’usure profonde. Quand on donne beaucoup mais que cela ne débouche sur rien, la frustration s’installe. Et elle finit souvent par se transformer en désengagement, voire en envie de partir.

Quand l’entreprise oublie d’écouter

Trop d’organisations parlent d’agilité, d’innovation, d’intelligence collective… mais peinent à réellement écouter leurs collaborateurs. Pourtant, c’est souvent dans les équipes de terrain que se trouvent les meilleures idées, les signaux faibles, les opportunités d’amélioration. Mais quand les circuits de décision sont trop longs, quand la hiérarchie se méfie de l’autonomie ou quand la culture d’entreprise valorise la conformité plutôt que la créativité, rien ne bouge.

Ce manque d’écoute n’est pas toujours intentionnel. Il est souvent le résultat d’un modèle obsolète, hérité d’un autre temps. Un modèle qui sacrifie l'engagement à la structure, et le bon sens à la procédure. Et dans ce contexte, les talents s’épuisent… ou s’éclipsent.

Parfois, il suffit de changer d’environnement

Quitter une entreprise ne signifie pas forcément remettre en question toute sa carrière. Parfois, c’est simplement une question de compatibilité. Une même fonction peut être vécue de façon totalement différente selon la culture, le style de management, ou le degré de liberté qu’offre l’organisation.

Certaines entreprises favorisent la prise d’initiative, l’écoute active, l’expérimentation. D’autres non. Il est donc crucial d’apprendre à mieux se connaître et à poser les bonnes questions avant d’accepter un nouveau poste :

  • Comment sont prises les décisions ?
  • Quelle est la place laissée à l’autonomie ?
  • Quelle attitude l’entreprise adopte-t-elle face à l’erreur ?
  • Comment le dialogue est-il encouragé entre les niveaux hiérarchiques ?

Changer, ce n’est pas forcément partir loin. C’est parfois simplement trouver un lieu qui nous ressemble davantage.

Parfois, il suffit aussi de mieux communiquer

Avant de poser sa démission, il peut être utile, et souvent salutaire, de poser des mots. Dans bien des cas, les employeurs ne se rendent pas compte du mal-être ou de la frustration d’un collaborateur, surtout si celui-ci est compétent et donne le change. Exprimer ses ressentis, ses aspirations, ses limites peut ouvrir des portes inattendues.

Ce qu’on oublie souvent, c’est que pour les entreprises aussi, perdre un collaborateur fiable, motivé et expérimenté représente un coût élevé. Recruter quelqu’un de nouveau prend du temps, de l’énergie, et comporte une part d’incertitude : difficile de savoir à l’avance si la « perle rare » existe, ou si elle s’intégrera durablement. Beaucoup de dirigeants sont donc prêts à envisager des ajustements, des mobilités internes ou des évolutions de poste… à condition que le dialogue soit ouvert.

Des mutations internes, des projets transversaux, une évolution de poste ou de rythme peuvent redonner du souffle. Bien sûr, cela suppose de la clarté, du courage, et une entreprise réceptive. Mais le simple fait d’engager une conversation honnête permet souvent de sortir du statu quo, que ce soit pour rester différemment, ou partir plus sereinement.

Le vrai risque : ne rien faire

La peur de quitter un emploi « stable » est compréhensible. Le confort apparent, les habitudes, les responsabilités familiales ou financières pèsent dans la balance. Mais rester dans une situation qui ne nous nourrit plus est aussi un risque, un risque lent, silencieux, mais bien réel.

Rester par défaut, c’est s’éloigner progressivement de ce qui nous anime. C’est accepter de voir notre énergie décliner, notre enthousiasme s’éteindre, notre identité professionnelle se diluer dans le conformisme. Et ce type d’usure, à long terme, a un coût personnel, mais aussi organisationnel.

Une question de génération… et de sens

Ce besoin de sens, de contribution, de cohérence avec ses valeurs n’est plus marginal. Il est central. Les jeunes générations, Y, Z et bientôt Alpha, ne veulent plus juste « un travail ». Elles veulent comprendre à quoi elles contribuent. Elles veulent que leur énergie serve quelque chose de plus grand qu’un organigramme. Cette quête de purpose redéfinit les attentes vis-à-vis du travail : plus de transparence, plus d’impact, plus d’humain.

Et si au lieu de balayer cela d’un revers de main, les générations précédentes s’en inspiraient ? Car ce que beaucoup de jeunes expriment aujourd’hui, d’autres l’ont longtemps ressenti… sans oser le formuler.

Oser changer : pas un saut dans le vide, un chemin vers soi

Changer de voie ne veut pas dire tout quitter du jour au lendemain sans filet. Cela peut se faire progressivement, étape par étape. Ce qui compte, c’est d’oser se poser les bonnes questions, d’écouter ce qui vibre encore en nous, et d’imaginer un chemin plus aligné.

Faire ce qu’on aime ne garantit pas la facilité. Mais cela donne un sens nouveau à chaque obstacle. Cela redonne du souffle, de l’élan, de la perspective.

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Travailler avec passion, c’est se reconnecter au sens

Quand on s’engage dans un projet qui fait profondément écho à ce que l’on est, quelque chose change. On ne compte plus les heures parce qu’on ne les subit plus. Les obstacles ne deviennent pas moins nombreux, mais ils prennent une autre saveur : ils nourrissent l’aventure, au lieu de l’entraver. Travailler pour une cause, une idée, une mission qui nous parle, ce n’est pas un luxe de privilégié, c’est un moteur puissant.

On se reconnecte à ce qui nous anime, à ce qui nous rend fier, à ce que l’on veut laisser derrière nous. Et cette énergie-là… elle se voit, elle se partage, elle est contagieuse.

Quelques pistes pour franchir le cap

Il n’y a pas de recette universelle, mais voici une démarche de réflexion en trois temps pour clarifier vos envies et structurer votre passage à l’action :

1. Faites le point sur votre situation actuelle

  • Ce qui vous plaît encore dans votre travail (à conserver).
  • Ce qui ne vous convient plus du tout (à éliminer).
  • Ce que vous faites bien mais qui ne vous nourrit plus.
  • Ce que vous aimeriez faire davantage.

2. Écoutez ce qui vous appelle

  • Qu’est-ce qui vous donne de l’énergie ?
  • Quelles activités vous absorbent sans effort ?
  • Quels sujets vous inspirent, vous indignent, vous passionnent ?
  • Quels talents naturels les autres vous reconnaissent-ils ?

3. Projetez-vous dans des scénarios concrets

  • À quoi ressemblerait votre quotidien idéal ?
  • Quelle part de risque êtes-vous prêt à prendre ?
  • Que pouvez-vous tester à petite échelle ?
  • Quel premier pas pouvez-vous faire… aujourd’hui ?

Et ensuite ? Passez à l’action. En douceur, mais avec détermination.

  1. Écoutez-vous. Ce n’est pas grave si vos réponses ne plaisent pas à tout le monde : elles vous appartiennent.
  2. Formez-vous. Apprendre, c’est s’outiller pour durer.
  3. Testez. Un projet, une mission, un échange : commencez petit mais concret.
  4. Entourez-vous. Rien ne vaut les récits de ceux qui ont osé.
  5. Préparez. Quitter une situation insatisfaisante ne veut pas dire foncer tête baissée. Anticipez, planifiez, sécurisez.

Ce que vous risquez vraiment

  • Vous risquez de vous sentir plus vivant.
  • Vous risquez de retrouver de l’enthousiasme au réveil.
  • Vous risquez d’être plus utile, plus inspirant, plus authentique.
  • Vous risquez… de réussir autrement.

Dans mon cas, cette mission prend vie à travers ma passion pour les startups, la digitalisation, et l’accompagnement des entreprises dans leur développement. J’aime détecter le potentiel là où tout reste à construire, créer des ponts entre les idées et leur exécution, aider des dirigeants à structurer, accélérer, transformer. Ce qui m’anime, c’est de faire en sorte que des projets prennent vie et grandissent durablement.

Aujourd’hui, avec Ectos, j’ai trouvé cette voie alignée. Je construis chaque jour un modèle qui me ressemble : entrepreneurial, collaboratif, humain. J’aide d’autres entreprises à évoluer, à se réinventer, à libérer leur potentiel. Et je vois à quel point tout cela était impossible tant que je n'avais pas, moi-même, osé le faire.

Christian Voirol
CEO d'ectos

Alors si cette fameuse petite voix vous parle aussi… 

Ecoutez-la. 

Elle ne crie pas pour rien.